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Difficile de dire non à Venom, qui dégage un charisme pour lequel il n’y a presque pas d’antidote… Continuer la lecture »

X-Men: Days of Future Past

X-Men_DOFP-Review
Ce nouvel opus mettant en scène les X-Men arrive-t-il à effacer le goût amer laissé par L'affrontement final ?
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Et c’est reparti pour un X-tour !

2023. Les derniers X-Men font ce qu’ils peuvent pour survivre aux assauts des sentinelles, robots implacables capables de s’adapter et de contrecarrer leurs pouvoirs. Ces machines tueuses qui au départ n’avaient pour cible que les mutants, ont aussi fini par se retourner contre la source: Les humains sans gènes X.

Dans un monde où le règne des sentinelles mène inévitablement à la fin de la race humaine, il reste cependant au professeur Xavier une ultime carte à jouer : renvoyer l’esprit de Wolverine cinquante ans dans le passé, afin d’éviter que les évènements qui ont amené à ce futur néfaste ne se (re)produisent…

Ce nouvel opus des X-Men ne s’encombre ni d’un scénario complexe ni de retournements grandioses. On pourrait même encore déplorer le fait que l’on nous resserve une fois de plus l’indécrottable thématique des humains devant faire face à l’apparition des mutants, en tentant de prendre des mesures ( débilement ? ) drastiques.

Les ficelles sont connues et on ne cherchera donc pas à être surpris, à moins d’avoir forcément envie d’être déçu(e). Heureusement, Singer et son équipe ont su amplement se rattraper ailleurs.

Kitty Pride se voit ici dotée de la capacité inédite de pouvoir renvoyer les esprits dans le passé.
Kitty Pride se voit ici dotée de la capacité inédite de pouvoir renvoyer les esprits dans le passé.

Si Logan réussit sa mission, le futur où règnent les sentinelles n'existera peut-être jamais et une nouvelle ligne de temps alternative sera créée. Un fait très judicieusement exploité par le réalisateur de DOFP et son équipe.

Wolverine est renvoyé en 1973, soit une dizaine d'années après les évènements de « First Class ».
Wolverine est renvoyé en 1973, soit une dizaine d'années après les évènements de « First Class ».

DOFP réalise non seulement une connexion solide avec « First Class » mais s'occupe aussi de façon très propre des aberrations commises dans l'opus « L'affrontement Final », rendant ainsi à la franchise toute sa cohérence.

Ceci n’est pas un nouveau chapitre de l’histoire de Wolverine

Encore heureux. Avec la promotion du film qui se concentrait pas mal sur le personnage de Logan, on aurait pu croire que Singer allait nous pondre une sorte de Wolverine III. On peut souffler, car si Wolvy reste sympathiquement égal à lui-même, il ne sert en réalité que de pont entre les deux époques.

Pour trouver le vrai héros de l’aventure, il faut se tourner vers la version plus jeune du mentor des X-Men, Charles Xavier, joué très justement par James McAvoy. Grâce à son interprétation, on sort vraiment de ce qu’on avait l’habitude de voir du personnage pour le découvrir sous un jour nouveau et surtout, plus tourmenté.

Jennifer Lawrence prend ici du grade, dans la peau d’une Raven DarkHolme glissant petit à petit vers la personnalité dénuée de remords de Mystique. Malheureusement, et bien que leur situation soit bien décrite, les X-Men de 2023 restent ternes, tout comme le méchant de l’histoire, Bolivar Trask…

À partir de la gauche: Iceberg, Colossus et Bishop, qu'on n'aura pas l'occasion de mieux connaître.
À partir de la gauche: Iceberg, Colossus et Bishop, qu'on n'aura pas l'occasion de mieux connaître.

Les X-Men du futur ne seront jamais vraiment abordés qu'au niveau de leurs pouvoirs. Serait-ce dans le but de réserver de la substance pour un possible spin-off, film qui relaterait de façon plus détaillée la guerre contre les sentinelles ?

À l'avant, Bolivar Trask ( Peter Dinklage ) et à l'arrière, le fort connu Stryker ( Josh Helman ).
À l'avant, Bolivar Trask ( Peter Dinklage ) et à l'arrière, le fort connu Stryker ( Josh Helman ).

Il est dommage que le personnage de Bolivar Trask n'ait pas été plus « recherché » en tant qu'antagoniste principal. Son aversion contre les mutants ne reste finalement que purement guidée par des intérêts scientifiques.

Passé composé avec futur imparfait

Singer et son équipe frappent ici fort, nous distillant deux ambiances réussies quelque soit l’époque dans laquelle le film nous plonge. En 1973, on fait la part belle à une atmosphère disco avec un ton humoristique léger qui n’entache pas la gravité dépeinte par le contexte, mieux, la renforce.

En 2023, on laisse la place à une vision apocalyptique sous haute tension, où l’on se sent quasiment autant acculé par la situation que les X-Men survivants. Une ambiance qui rappelle énormément celle du dernier épisode de la trilogie Matrix, « Révolutions », au moment de l’attaque des…sentinelles ( jolie coïncidence ).

Le plus sympathique est que le réalisateur à l’art de jongler intelligemment entre les deux, faisant passer du sourire ( voire du rire ) à la tristesse et l’inquiétude de façon plutôt cohérente. Bref, avec « Days of Future Past », soit vous êtes dedans, soit vous êtes dedans…

DOFP s'amuse à relater à la sauce mutante certains évènements historiques.
DOFP s'amuse à relater à la sauce mutante certains évènements historiques.

1973 nous ramène à une époque assez tendue, au milieu de la guerre froide et à la fin de celle du Viêt Nam. Une période fort propice aux tensions politiques qui auraient pu conduire à la création d' armes telles que les sentinelles...

Unique lueur d'espoir pour Xavier: la confrontation avec son passé...
Unique lueur d'espoir pour Xavier: la confrontation avec son passé...

Ciel sans soleil, opérations se déroulant dans des endroits confinés, machines tueuses creusant pour atteindre leurs cibles...Difficile de ne pas ressentir l'oppression de la situation que doivent vivre les X-Men survivants.

Impressionnant sans jamais tomber dans l’excès

Singer se sert naturellement des deux ambiances précitées pour paver son contenu visuel. Le passé est « lumineux », mais doté d’une tonalité plutôt « grise », comme s’il attendait que soit défini l’avenir qui lui est lié. Un gris joliment teinté d’une couleur argenté, celle de Quicksilver, mutant nouveau venu .

Son pouvoir de super-vitesse, exploité de façon quasi-parfaite par le réalisateur, ajoute sans conteste de la plus-value au cachet « cool attitude » de l’ère « pré-sentinelles ». Une époque où l’action reste sobre et contrôlé, donnant vraiment l’impression de rester dans la continuité de « X-Men: First Class ».

Pour la « vraie » baston, il faudra se tourner vers le futur, aux tonalités sombres ( rien d’étonnant, me direz-vous ), qui semble d’ailleurs n’avoir vraiment été défini que pour cet aspect, au détriment du développement des personnages. Heureusement, on peut féliciter le travail visuel effectué sur les sentinelles de cette époque, monstrueuses dans tous les sens du terme…

Quoi de mieux que des ralentis bien sentis pour profiter du spectacle ?
Quoi de mieux que des ralentis bien sentis pour profiter du spectacle ?

On peut affirmer sans retenue que les passages mettant en scène Quicksilver sont parmi les meilleurs du film. Celui que l'on découvrira dans le prochain Avengers a du pain sur la planche pour arriver au même niveau de charisme.

Sans rentrer dans le gore, les affrontements de DOFP sont assez violents.
Sans rentrer dans le gore, les affrontements de DOFP sont assez violents.

Si leurs homologues du passé font un peu jouet, Les sentinelles du futur sont quant à elles vraiment réussies, autant dans leur apparence que dans leur comportement. De véritables anges de la mort, aussi méthodiques que cruels.

Une bande son qui n’a malheureusement pas la « First Class »

John Ottman est loin d’être étranger à la franchise X-Men. Il a en effet accompagné Bryan Singer pour chacun des films qu’il a réalisé sur les fameux mutants ainsi que pour d’autres de ses long-métrages. On peut donc largement comprendre que Singer ait décidé de lui redonner la main pour « Days of Future Past ».

Mais était-ce une décision judicieuse après le passage de Henry Jackman sur l’opus « First Class » ? Parce qu’il faut souligner que le travail de John Ottman, qui est globlament repris de « X-Men 2 », s’avère bien moins marquant. Bref, la bande originale du film ne restera pas dans les annales…Bien qu’il y ait des moments intéressants liés au vif passage de Quicksilver:

Verdict

En résumé Note
Scénario Le scénario est simple mais a le mérite de joliment recadrer la saga. 3/4
Personnages Les mutants du futur auront-ils au moins droit à leur spin-off ? 3,5/4
Ambiance Quelle que soit l'époque, suivre les aventures des X-Men est un plaisir. 4/4
Visuel Quicksilver, on en redemande ! Les sentinelles sont une tuerie. 4/4
Son Correct, mais on aurait préféré les sonorités venues de « First Class ». 2,5/4

Bryan Singer prouve encore une fois toute sa maîtrise de la franchise, effaçant brillamment les déviations de « L'affrontement Final » et ouvrant la voie d'une fort belle manière à la venue d'Apocalypse en 2016.

17/20
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