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Les Gardiens de la Galaxie

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Se pourrait-il que les « Gardiens de la Galaxie » soit justement le film Marvel le plus surestimé de la galaxie ?
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Vers le gant de l’infini et au delà

8 ans: c’est l’âge qu’a Peter Quill lorsqu’il se fait enlever sur « Terran » pas une bande de pirates de l’espace connus sous le nom de « Ravageurs ». 26 ans plus tard, il est devenu receleur galactique de reliques, tentant de se faire connaître sous le nom de « Star-Lord ». Lorsqu’il prend possession d’un mystérieux artefact sphérique sur la planète Morag, il ignore qu’il vient aussi de se mettre à dos pas mal de monde, dont le très connu et surtout très dangereux Ronan l’accusateur.

Poursuivi, acculé, Peter va finalement se retrouver acoquiné avec quatre autres énergumènes aussi hétéroclites les uns que les autres: une montagne de muscles qui se fait appeler Drax le Destructeur, un raton-laveur bagarreur du nom de Rocket Racoon, un humanoïde végétal baptisé Groot et enfin Gamora, mercenaire aussi fine que ses couteaux. Ensemble, ils n’auront d’autre choix que de devenir les gardiens de la galaxie, surtout quand ils apprendront la menace que représente l’orbe que Peter a dérobée…

Vous êtes venus voir « Les Gardiens de la Galaxie » pour son scénario ? Stop ! Repartez en sens inverse. C’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes dit-on ? En tout cas, les plus classiques. Prenez un objet super-puissant que tout le monde veut, le « macguffin », saupoudrez avec des méchants vraiment pas gentils qui désirent tout détruire sur leur passage puis rajoutez des gentils pas forcément méchants qui au final vont devoir sauver l’univers, Bruce Willis style.

Ce n’est pas sur ce point que « Les Gardiens de la Galaxie » risque d’être nominé aux oscars, soyons clairs. On n’a quand même quelques éléments d’intrigues qui restent tout au plus sympathiques, laissant un peu de fil pour les suites et/ou « crossovers ». En réalité, le seul véritable intérêt de l’histoire est de nous introduire des personnages et éléments importants qui serviront pour les prochains films Marvel. Et c’est déjà pas mal.

Quill, qui n'a encore aucune idée de l'importance de sa découverte.
Quill, qui n'a encore aucune idée de l'importance de sa découverte.

Vaguement évoquées dans les précédents long-métrages Marvel, les gemmes de l'infini, du moins l'une d'entre elles, deviennent centrales ici. On glisse doucement mais surement vers l'arc narratif mettant en scène...

Avec Thanos, vous êtes sûr(e) de tomber sur un os...La sortie c'est par où encore ?
Avec Thanos, vous êtes sûr(e) de tomber sur un os...La sortie c'est par où encore ?

...Thanos. Inutile d'espérer le voir être plus qu'un figurant ici. Il faudra patienter encore jusqu'au troisième volet des vengeurs pour qu'il devienne un personnage à part entière ( peut-être plus tôt ? ).

Les Jackson Five de l’espace ( et de l’univers Marvel ? )

Autant le fameux groupe dans lequel feu Michael Jackson a débuté sa carrière a su se démarquer des autres, autant celui des gardiens de la galaxie sait se détacher des ligues de super-héros Marvel que l’on a pu voir jusqu’à présent. Premièrement sur le fond: contrairement aux X-Men et autres Quatre Fantastiques, ils n’ont pas pour première vocation d’être altruistes, ce qui est plutôt rafraîchissant et ajoute à leur charisme.

Sur la forme de même, on s’est bien gardé d’en faire des « vitrines à pouvoirs » où chacun pourrait faire étalage de telle ou telle capacité mutante ou autre. Un élément qui permet de se concentrer un peu plus sur leur histoire personnelle et les rend plus « humains », donc attachants, malgré leurs origines très particulières. Pour les « méchants », cependant, c’est une autre histoire. Ronan ( Lee Pace ) se taille en effet la part du lion et a tendance à étouffer ses compagnons de route…

Groot, qui fait office de mascotte de l'équipe, sait très bien comment il s'appelle.
Groot, qui fait office de mascotte de l'équipe, sait très bien comment il s'appelle.

Il n'en faudra pas beaucoup pour assimiler le duo formé par Rocket Racoon ( Bradley Cooper ) et Groot ( Vin Diesel ) à celui de Han Solo et Chewbacca. Ils partagent en effet pas mal de points communs...

Nébula, seconde fille adoptive de Thanos avec Gamora et au service de Ronan.
Nébula, seconde fille adoptive de Thanos avec Gamora et au service de Ronan.

On pourrait regretter que Nébula ( Karen Gillian ) ne soit pas mise plus en avant. En fait, plutôt sa rivalité avec Gamora, qui, si elle avait été un peu mieux développée, aurait vraiment pimenté l'épopée des gardiens.

Galaxy Quest façon Marvel

L’atmosphère distillée par le film est encore un autre point qui lui permet de se démarquer des autres productions du genre. Oubliez les réflexions pseudo-politiques de « Captain America: Le Soldat de l’Hiver » ou l’ambiance post-apocalyptique de « X-Men: Days of Future Past ». Le ton est donné dès le départ: on est ici pour rigoler un bon coup en évitant copieusement de se prendre la tête.

L’humour est donc quasi-omniprésent et même s’il ne fait pas toujours mouche, il sait parfois se faire agréablement subtil. Rajoutez à cela un côté aventure inter-galactique avec un zeste de batailles spatiales ( ou pas ), et vous obtenez un « space opera » délirant de très bon cru. Marvel ne lésine pas sur les moyens et on sent qu’ils visent clairement le trône « Star Wars » ( la première trilogie s’entend :-p ).

On aurait pu les renommer les joyeux loufoques de la galaxie...
On aurait pu les renommer les joyeux loufoques de la galaxie...

Le film ne souffre d'aucune baisse de rythme et ne laisse pas le temps de s'ennuyer. Si l'on n'est pas occupé à rire des vannes ou des événements qui surviennent, c'est le côté découverte qui prend immédiatement le relais.

Drax est vraiment « brute », au point de tout prendre au premier degré.
Drax est vraiment « brute », au point de tout prendre au premier degré.

Pour la plupart des moments dramatiques et/ou émouvants, Gunn et son équipe évitent de se prendre trop au sérieux et trouvent le moyen de nous balancer intelligemment le « truc » qui viendra détendre l'atmosphère.

Beau, varié, galactique

Premier élément sur lequel je trouve important de mettre l’emphase: le design de l’astronef de Star-Lord ( et des ravageurs en général ), tout simplement ma-gni-fi-que. Autant le « X-Wing » a eu ( et a toujours ) de fervents adeptes, autant le « Milano » risque plus que surement d’avoir les siens. Le vaisseau est donc tout aussi joli que les batailles auxquelles il participe et tout aussi exotique que les lieux que la quête des fameux gardiens nous amène à visiter.

De la prison de Klyn à une cité de malfrats connue sous le nom de « Knowhere », on est servi question voyage galactique, sympathiquement accompagné de bastons dynamiques comme Marvel sait en faire. Le seul point sur lequel on pourrait rechigner est le fait que Groot et son associé pointent encore un peu ( trop ? ) sur leur origine digitale, surtout après la claque magistrale filée par les effets spéciaux de « La planète des Singes: L’affrontement » concernant cet aspect…

Le « Milano », se dirigeant vers le « Knowhere », un crâne gigantesque d'alien.
Le « Milano », se dirigeant vers le « Knowhere », un crâne gigantesque d'alien.

Le film construit son « carnet d'adresses galactiques » avec des lieux qui deviendront sans doute emblématiques lorsque la saga s'étoffera. « Star Wars » risque d'avoir un sérieux « challenger » pour les années à venir...

Il n'y a pas que le design du « Milano » qui en jette...
Il n'y a pas que le design du « Milano » qui en jette...

Pas de batailles entre astronefs, pas de « space opera ». Même s'il faudra attendre la dernière partie pour vraiment en profiter, elles sont plutôt bien orchestrées et laissent le temps au spectateur d'admirer les détails des combats.

You’ll be hooked on a feeling

Et c’est ici que le film frappe fort, très fort. On a vraiment décidé de nous gâter les oreilles en nous offrant non pas une, mais deux bandes originales: celle composée par Tyler Bates, déjà excellente et parfaitement dans le ton, à laquelle vient s’ajouter celle que l’on peut écouter au travers du Walkman cassette de Peter Quill. Et les compilations qu’il écoute ramènent directement dans les années 70, en plein boom des années disco…

...Ce qui implique que l’on a droit à de grands titres des grands artistes du moment, de « Blue Swede » à David Bowie en passant bien entendu par les incontournables « Jackson Five ». Un coup de maître de la part de Marvel, qui fait doublement mouche en titillant le côté nostalgique des spectateurs d’un certain âge, tout en initiant les plus jeunes aux mélodies de l’époque. Il est plus que certain que l’on restera accroché(e) à un sentiment de joie après avoir vu le film…

Verdict

En résumé Note
Scénario Classique mais introduit des « entités » importantes de l'univers Marvel. 2,5/4
Personnages Des figures emblématiques qu'on ne risque pas d'oublier de sitôt. 3,5/4
Ambiance Un space opéra délirant empreint d'humour potache. 3,5/4
Visuel Des designs qui poutrent avec des lieux exotiques. Dur de demander plus. 3,5/4
Son Les années 70 sont à l'honneur pour le plus grand bonheur de tous. 4/4

Surestimée ( ou pas ), la première épopée spatiale de Marvel, sans conteste sur les traces de « Star Wars », est une réussite. Un joli apéritif avant la conclusion de la deuxième phase de l'univers cinématographique Marvel.

17/20
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