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Bloodborne, la video de la Gamescom. Le « Dark » de trop ?

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De la video de Bloodborne, titre exclusif à la PS4, diffusée à la Games Convention, on pourrait penser que From Software a atteint ses limites...
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Le topo

Bien qu’étant une exclusivité PS4 ( le jeu est publié par Sony ), Bloodborne n’a pas manqué d’attirer mon attention. C’est tout de même « From Software » qui est à la barre, studio géniteur de la très connue, si ce n’est légendaire, franchise « Dark Souls ». Le premier épisode de ladite saga est resté dans les mémoires pour sa difficulté accrue et ( parfois ? ) très peu clémente, demandant au joueur patience ( une bonne dose, il faut l’avouer ) et attention de tous les instants.

Le deuxième épisode avait quant à lui divisé la communauté, qui s’est plainte du fait que le jeu s’était « casualisé », se parcourant avec plus de facilité, peu de boss marquants et un découpage du monde moins cohérent, connecté avec moins de « consistance ». Avec BloodBorne, on pourrait donc s’attendre à ce que « From » rehausse la barre au moins au niveau du premier « Dark Souls », histoire d’attirer encore plus les joueurs sur PS4…

Cependant, la première vidéo de gameplay tend à montrer que le studio semble plutôt arpenter certains chemins obscurs balisés par le deuxième volet

From Software abandonne le style moyenâgeux pour celui du 19eme siècle.
From Software abandonne le style moyenâgeux pour celui du 19eme siècle.

Bloodborne garde toutes les caractéristiques glauques de la saga « Dark Souls », auxquelles il ajoute un côté « horreur malsaine ». C'est cependant une nouvelle propriété intellectuelle, qui n'a rien à voir avec la série des « Souls » en général.

« Allez les gars, un peu de nerfs ! On va le retrouver, l'auteur de Twilight ! »
« Allez les gars, un peu de nerfs ! On va le retrouver, l'auteur de Twilight ! »

Les développeurs ont promis un jeu exigeant, dans la veine de « Demon's Souls ». De plus, la difficulté de la démonstration jouable à la Gamescom a été revue à la baisse. Mais même avec ça, il y a des éléments qui pourraient déranger...

BloodBorne, ça cause de quoi ?

Hidetaka Miyazaki ( Le directeur en chef ) et son équipe nous invite à visiter les ruelles malfamées de Yharnam, cité recluse dans une région montagneuse. Le monde alentour est dévasté et Yharnam fait office de lieu de pèlerinage, connu pour ses remèdes ancestraux dont il est le seul à avoir les secrets. Des remèdes qui n’ont cependant pas empêché une épidémie, connue sous le nom du « mal des bêtes », de se répandre dans la ville.

Ce fléau transforme les habitants en monstres et le clergé ne semble pas être étranger à l’affaire. Ainsi, toutes les nuits, une sorte de battue, « la chasse à la bête », est organisée pour éliminer ceux qui sont atteints par la maladie. On incarne un ancien pèlerin devenu chasseur qui, en plus d’y participer, va visiblement profiter de cette traque macabre pour mener sa propre enquête.

On est peu surpris de savoir que certains monstres sont lycanthropes.
On est peu surpris de savoir que certains monstres sont lycanthropes.

Bloodborne semble ne pas échapper à la règle régissant l'histoire dans les jeux made in From Software: encore une fois, on commence avec un pitch de départ peu fourni qui se déroule dans un univers nébuleux.

Pourra-t-on espérer une gestion différente du récit, histoire de changer ?
Pourra-t-on espérer une gestion différente du récit, histoire de changer ?

Parions aussi qu'on n'aura pas droit à des cinématiques explicatives le long du périple, avec obligation parfois fastidieuse de lire les descriptions des objets ramassés pour obtenir des ( maigres ) explications sur le monde parcouru.

BloodBorne, quel intérêt ?

Bloodborne signifie « transmis par le sang ». Et c’est autour de cette notion qu’une partie de la jouabilité du titre tourne. En effet, un des moyens de regagner de la santé sera de lancer une contre-attaque avec un timing précis qui en profitera pour faire gicler avec profusion l’hémoglobine de votre adversaire, ce que les développeurs appellent le « regain system ». En fait, rien de bien nouveau si l’on est un habitué de la série « Dark Souls » et de l’anneau de l’œil maléfique…

Un peu plus intéressant: vu l’époque à laquelle se déroule Bloodborne, le protagoniste principal utilise maintenant une arme à feu. En réalité, les développeurs lui ont attribué quasiment les mêmes fonctions qu’au bouclier ( arrêter l’assaut d’un ennemi et l’étourdir un court instant de façon à lancer une contre-attaque dévastatrice ) que l’on aurait couplé à des sorts offensifs, à la seule différence que le nombre d’utilisations de l’objet est maintenant limité par le nombre de balles transportées…

Le système de rixe se veut plus dynamique. Mais à quoi bon si l'I.A est mollassonne ?
Le système de rixe se veut plus dynamique. Mais à quoi bon si l'I.A est mollassonne ?

Les armes de corps à corps ont maintenant deux ( peut-être plus ? ) configurations: courte et longue portée. Vu que le changement peut s'effectuer en plein combat, cela pourrait donner des combinaisons intéressantes...

Gascoigne, un chasseur chevronné, pourra devenir un allié.
Gascoigne, un chasseur chevronné, pourra devenir un allié.

Visiblement, les invocations ne sont plus et certains P.N.Js viendront de façon plus naturelle filer un coup de main selon le contexte. Les autres P.N.Js « vivront-ils » aussi leur vie, sans forcément rester assis ou collés au mur ?

Venons-en aux détails que je trouve rébarbatifs voire inquiétants, à la vue de la vidéo. En premier lieu, l’intelligence artificielle. Les ennemis de base et même ceux de niveau légèrement supérieur, ont l’air terribles en combat: mouvements lents avec style de mêlée prévisible, au point que l’on est quasiment sûr que certains arriveront ( très ) difficilement à faire mouche ( qui a dit « guerrier Gyrm » dans Dark Souls 2 ? ).

Même le boss n’a pas l’air d’avoir échappé au mal que j’appelerai « I.A bête des bêtes ». En second lieu, l’aspect sonore. Il est évident que les bruitages de pas lorsque l’on marche ou que l’on monte des échelles proviennent directement de « Dark Souls 2 ». Et c’est même le cas pour ceux liés aux différents déplacements du boss aperçu en fin de vidéo…Bref, je vous laisse juger par vous-même:

Au final…

Oui, le jeu n’est pas fini. Oui, il reste du temps avant la sortie 2015. Oui, ce ne sont que 6 minutes de démonstration. Mais ce que je trouve dommage, c’est que Bloodborne ne semble pas vraiment aller plus en avant que ses illustres ( et moins illustres ) prédécesseurs surtout concernant le système de combat et l’I.A.

J’ai la désagréable impression qu’on a joliment changé la forme sans vraiment faire autre chose que recycler le fond. Le seul véritable attrait du titre resterait donc sa fort jolie robe, la nouvelle histoire et l’ambiance qu’elle transporte. Pas mal, mais vu la façon dont on sait que « From Software » gère ces critères, cela s’avérera-t-il suffisant pour pousser à prendre une PS4 ?

Sources/Références:

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