alien_covenant_critique_fi

Alien: Covenant n’est pas un mauvais film, mais tente de contenter deux publics différents sans jamais vraiment y parvenir. Continuer la lecture »

doctor-strange-fi

Avec son entrée dans l’Univers Cinématique Marvel, Doctor Strange vient-il vraiment soigner l’image du studio ? Continuer la lecture »

shoes_of_the_future_FI

De celles qui se lacent toutes seules à celles pouvant servir de GPS, ces chaussures nous montrent que le futur…ce n’est pas loin d’être maintenant. Continuer la lecture »

Réalité virtuelle ou réalité augmentée, quelle réalité pour l’avenir ?

vr_ar_fi
Réalité virtuelle et réalité augmentée: deux termes tendance ces dernières années. Mais quelles sont leurs places potentielles dans la réalité tout court ?
Vous aimez ? Partagez !

Le topo

Ah, « Johnny Mnemonic ». Vous vous souvenez ? Ce film mettant en scène Keanu Reeves dans la peau d’un « coursier de données », données qu’il stockait directement dans son cerveau ? À l’époque, « Johnny Mnemonic » faisait le pari qu’en 2021, les plus fortes capacités de stockage de masse ne dépasseraient pas les 320 GO. Si cela fait bien rire aujourd’hui ( on est maintenant largement au dessus de 5 TO ), le nombre 320 pouvait paraître énorme à l’époque, quand le marché commençait à peine à offrir des disques durs d’un maximum d’un gigaoctet…

Ce n’était cependant pas l’aspect le plus marquant du long-métrage de 1995. Ce qui retenait ici vraiment l’attention, c’était la prédiction que faisait « Johnny Mnemonic » sur la réalité virtuelle. Le film allait jusqu’à dire que nous pourrions faire du « hacking » directement avec et même utiliser des avatars numériques pour communiquer avec des dauphins ( Bon, sur ce second point, je pense tout de même qu’il faudra attendre encore un peu, hein…^_^ ).

Une chose est sûre, « Johnny Mnemonic » ne semble pas s’être trompé sur le fait que la réalité virtuelle commence à avoir le vent en poupe de nos jours. Cependant, il y a un autre type de réalité, présente à nos côtés depuis bien des années bien qu’elle fasse plus timidement parler d’elle: la « réalité augmentée ». Quelles sont les possibilités que nous offrent ces deux concepts ? leurs avantages et leurs limites ? S’inscrivent-ils tous les deux dans l’avenir de la même façon ? Essayons de le découvrir au travers de ce dossier…

Réalité virtuelle, réalité augmentée: Késako ?

Et oui, avant de rentrer dans le vif du dossier, il serait tout de même intéressant de connaître, ou au mieux, de se remémorer, les définitions parfois confondues de ces deux termes.

Quand on parle de « réalité virtuelle », on parle d’un monde construit en images de synthèse ( et/ou pouvant utiliser des retransmissions filmées ) dans lequel il s’agit d’immerger un ou plusieurs sujets. Ces personnes pourront, si cela est prévu, interagir en temps réel avec les éléments qui leur sont proposés dans cet univers digital. Ici le terme « réalité » est à nuancer, vu que l’on peut très bien décider de créer un espace numérique sans références physiques valides, comme on sait si bien le faire dans les jeux-vidéos. Les moyens d’immersion actuels peuvent aller d’un casque à visière LED avec des gants équipés d’interfaces haptiques et sensorielles à toute une salle préparée spécifiquement pour.

Pour le terme « réalité augmentée », on utilise la perception naturelle que nous avons déjà du monde qui nous entoure, perception à laquelle on vient superposer, grâce à un dispositif informatique particulier ( transparent ou pouvant simuler de la transparence ) des modèles en deux ou trois dimensions. Ces modèles peuvent comprendre du texte, des images ou encore des vidéos. Moins « gourmande » en ressources que la réalité virtuelle, la réalité augmentée ne vous demandera souvent pas plus qu’un simple smartphone pour être mise en pratique.

Tiens, Mister Keanu dans un autre film parlant de réalité virtuelle...Coïncidence ?

Un des films ( culte à mon goût ) qui donne une idée particulièrement claire et pertinente de la réalité virtuelle est « Matrix » des frères Wachowski. Si vous ne l'avez pas encore vu , c'est le moment incontestable de vous rattraper.

L'affichage « tête haute » ou HUD ( Head Up Display ) d'un F-18 de l'armée américaine.

Si le concept de la réalité augmentée s'est assez récemment glissé sur nos appareils mobiles, il s'agit en fait d'une technologie militaire existante depuis la fin des années 50 et développée pour aider les pilotes des avions de chasse.

La réalité virtuelle: pourquoi et pour qui ?

Christopher fait un pas à l’intérieur de la nouvelle succursale. C’est la toute première fois que cet architecte passionné visite le bâtiment qu’il a conçu. Il décide de monter à l’étage supérieur pour faire un peu le tour des magasins. Il y a cependant un élément qui le gêne. Fixant les escaliers, le jeune homme de 32 ans se frotte la joue, signe qu’il se sent perplexe.  « Del-IA ? Chaise roulante s’il te plaît. ». Une chaise roulante se matérialise devant lui. Il tente d’emprunter le passage handicapé avec. « C’est bien ce que je pensais, ils ne sont pas si bien placés finalement… ».  Vous l’aurez compris, Christopher est dans une simulation virtuelle de son projet.

Comme nous le savons, lorsqu’on veut concevoir des objets dans le monde réel  et/ou que l’on désire vérifier des postulats, ceux-ci doivent passer des phases de « tests », d’une façon ou d’une autre. Si ces objets/postulats dépassent une certaine taille ou un certain degré de complexité, la réalisation d’un prototype ou d’un essai réel peut s’avérer très coûteux voire dangereux. Et c’est là que la réalité virtuelle prend toute sa valeur. Parce que dans un univers digital, vous pouvez construire, déplacer, remodeler et détruire à volonté sans la moindre conséquence néfaste sur la réalité ( la vraie ^_^ ).

Et nous abordons là un des principes d’intérêt de la réalité virtuelle: réduire les risques pouvant s’avérer très ou trop importants autrement, qu’ils soient humains ou budgétaires, en simulant des conditions réalistes. Cette technologie s’avère donc particulièrement adéquate dans des contextes professionnels et/ou industriels. Dans des cadres plus ludiques tel que le jeu vidéo, les projets tels que l’ « Oculus Rift » de Facebook ou « Morpheus » de Sony nous montrent que l’on tente de l’apporter à « M.tout le monde ». Cependant, certains points freinent et risquent de freiner pendant encore pas mal de temps son insertion chez les particuliers.

« Bon, il se trouve où, le bouton de commande de pizza express ? »

Depuis 2000, le fabricant automobile Ford a intégré la réalité virtuelle dans ses processus de conception. De ce fait, la firme peut tester et améliorer ses créations et leur designs avant leur production effective.

Un robot piloté via une combinaison VR. Qui a dit « Japon » ?

L'une des applications particulièrement intéressante de la réalité virtuelle chez les particuliers serait le pilotage à distance. Imaginez un vieil homme handicapé faisant ses courses grâce à un robot via une interface RV...

La réalité virtuelle: chez M.Tout le monde ? Oui, mais pas maintenant

L' »Oculus Rift », conçu par Oculus VR, aujourd’hui sous la houlette de Facebook, est le premier vrai concept de casque RV pour le grand public, et surtout l’un des plus connus. le projet a commencé à prendre forme en 2012 et est aujourd’hui disponible pour la coquette somme de 700 euros. Cependant, il y a pour moi de fortes chances que celui-ci ( ainsi que les autres tels que le « Samsung Gear VR » et le « Morpheus » de Sony ) mette du temps à être adopté par le marché des particuliers et ceci pour trois raisons principales:

La réalité virtuelle, ce sera au départ coûteux et ne servira que pour divertir

Dans Johnny Mnemonic, le héros du film ne se sert pas de la réalité virtuelle pour s’amuser: il surfe dans le cyber-espace pour glaner des informations capitales supposées l’aider à mieux réussir sa mission et pirate des systèmes informatiques. De plus, il semble le faire de manière vraisemblablement plus aisée, donnant à la réalité virtuelle une place encore plus utile. En comparaison avec celle qu’elle a dans notre monde d’aujourd’hui, on se rend compte que les seules applications réelles autour desquelles tourne vraiment la RV sont le jeu ou les médias audiovisuels, donc le divertissement, et rien d’autre.

Pour quels autres types d’applications pourrait-on l’utiliser ? Naviguer sur internet ? Avons-nous vraiment besoin de plus que d’un smartphone ou d’une tablette pour ça ? Mieux faire ses courses ? S’il existe en effet des sociétés qui s’appliquent à développer des magasins virtuels, la question qui se pose est quel serait le gain effectif apporté par un casque RV et/ou les accessoires autour, surtout si le produit à acheter est réel ? Sachant que les systèmes RV ne coûteront surement pas moins de 500 $ pour le départ ( on sait maintenant que cela sera surement davantage ), ils ont du chemin à faire pour prouver qu’ils sont plus que des gadgets de divertissement « hypes » et coûteux….

Soigner l'arachnophobie grâce à la réalité virtuelle

Avec la réalité virtuelle, faire des thérapies pour guérir de phobies ou des addictions pourrait s’avérer beaucoup plus simple. Le seul souci, c’est que cela ne s’applique encore qu’au particulier que de façon indirecte…

La réalité virtuelle isole, bloque la vue et force à rester dans un espace restreint

Étrangement, la réalité virtuelle semble aller dans le contresens des tendances du monde de l’usager particulier d’aujourd’hui qui se veut connecté, flexible et mobile. Se voulant être principalement une expérience individuelle, elle isole complètement du monde extérieur en l’occultant entièrement ( c’est son principe de base ) et force à rester dans un espace bien délimité, surtout lorsque le degré d’immersion se veut élevé.

Si l’on désire bouger « plus », il faut soit encore payer du matériel supplémentaire qui peut s’avérer particulièrement cher, en argent comme en espace, soit disposer d’une place pour le moins conséquente voire entièrement dédiée à l’exercice. Et ne parlons même pas des possibilités d’expérience RV à plusieurs: que vous soyez au même endroit ou en réseau, essayez un peu d’imaginer toute la logistique qu’il faudrait déployer pour faire un peu de réalité virtuelle avec vos potes…

Deux « VirtuSpheres » en essai.

Le casque VR ne représente que la première étape vers la réalité virtuelle. Si l’on veut une expérience digne de ce nom, il faut aussi compter avec du matériel additionnel qui demandera de l’espace sans pour autant vous en octroyer…

La realité virtuelle, ça file le mal des transports

Qu’est ce que le mal des transports, tout d’abord ? Le mal des transports vient d’une désynchronisation entre le système vestibulaire situé dans l’oreille interne ( organe contribuant à la sensation de mouvement et d’équilibre ) et notre système visuel qui perçoit le mouvement. On peut souffrir du mal de transports dans trois cas: le mouvement est senti et non vu, le mouvement est vu mais non senti ou il y a incohérence entre le mouvement effectivement effectué, et celui qui est perçu.  On peut alors ressentir des nausées et divers sentiments de malaise dont le vertige.

Cette nouvelle version du mal des transports est causée par le fait que les casques de réalité virtuelle n’offrent pas encore des images assez claires, des effets naturels tels que les objets environnants devenant flous quand on se met à se concentrer sur un élément en particulier, et des transitions assez rapides. Les solutions proposées ? Des chercheurs de l’université de Stanford ont créé un prototype ajoutant deux écrans de type LCD avant les lentilles de vision du casque, permettant de moduler le signal de l’image pour reproduire de façon cohérente les effets précités. Pour certains, il suffirait simplement d’ajouter un nez virtuel, mais cela ne fait qu’atténuer le problème. D’autres encore demandent carrément de prendre la pilule, joliment appelée « Dramamine » ( ce serait magnifique si elle était de couleur rouge ^_^ ) dont vous pouvez admirer la publicité ci-dessous:

La réalité augmentée: Pourquoi et pour qui ?

Tony Stark: Jarvis ? Est-ce que tu peux m’expliquer pourquoi diable mes répulseurs sont inefficaces contre leur armure ? Jarvis: Un moment, monsieur, je lance le processus d’analyse * Apparition d’une barre de progression * Tony Stark: Moui, c’est ça, Jarvis, prends ton temps; ce n’est pas comme si nous étions entourés d’une armée de robots ennemis prêts à nous désintégrer en petits morceaux…Jarvis: Je fais de mon mieux, Monsieur. * Analyse terminée, disparition de la barre de progression, apparition d’une molécule aux formes peu communes * Jarvis: Et bien, Monsieur, il semblerait qu’ils soient protégés par un champ de force assez particulier: cela ressemble à de l’anti-matière…Quoi de mieux que d’expliquer le concept de la réalité augmentée en utilisant ce cher Iron Man comme exemple ?

Le monde qui nous entoure est généralement mesurable. Cependant, nos sens et principalement celui de la vision, que nous utilisons énormément pour le jauger ( 80% à 85% du temps selon des études scientifiques ), ne nous permettent que d’en avoir une idée plutôt vague et confuse. Dans ce contexte, il s’avère parfois assez difficile de prendre certaines décisions. Devrais-je toucher cette pâte verdâtre et visqueuse dont je ne connais pas la composition ? Suis-je sûr que la poêle est froide ? Pourrais-je garer ma voiture dans cet espace confiné ?

Et c’est là que la réalité augmentée vient nous filer un coup de main, en nous permettant grâce à des mesures générées par des capteurs et qui nous sont ensuite présentées, d’obtenir une analyse plus précise de notre environnement et ainsi de mieux gérer certains aspects décisionnels. La réalité augmentée peut donc toucher tout le monde, de l’industriel qui désire aider le conducteur à mieux se garer au conducteur lui-même qui aimerait savoir si l’espace entre ces deux voitures est suffisant pour lui. C’est un concept que nous côtoyons déjà de manière assez régulière et dont la démocratisation se verra facilitée par le peu de moyens qu’il demande…

Le concept est aussi utile chez les particuliers...

La réalité augmentée, il y a peu de chances que l'on y échappe de nos jours. En fait, on s'en sert déjà régulièrement lorsqu'on utilise l'application « Appareil Photo » de nos smartphones...

...que dans des domaines plus complexes tels que l'industrie médicale.

Dans les domaines industriels, la réalité augmentée jouera ( si elle ne le fait pas déjà ) un rôle plus qu'important, surtout en médecine, où les prises de décisions peuvent souvent s'avérer critiques.

La réalité augmentée: Hum, tout le monde en profite déjà ( un peu ) !

Le concept de réalité augmentée n’a pas besoin de plus pour être mis en oeuvre qu’une interface dotée des capteurs idoines ( et capable d’afficher les informations demandées ) faisant le pont entre l’utilisateur et la réalité. De ce fait, si vous disposez d’un smartphone ou d’une tablette, vous pouvez déjà utiliser des applications du genre. La réalité augmentée semble être plus  une extension naturelle de nos activités et peut s’étendre à n’importe quel domaine, et ceci de façon bien plus aisée que sa cousine virtuelle. Cependant, il lui reste pas mal de progrès à réaliser avant de s’intégrer complètement dans nos vies.

La réalité augmentée, ça ne reconnaît pas les objets aussi facilement que nous

Vous êtes vous déjà amusé(e) à utiliser une application de réalité augmentée pour voir si elle arrivait à reconnaître les objets que vous lui présentiez ? Anand Dibble, journaliste à BrainBerry.com, a tenté l’expérience avec l’application Google Goggles . Et celle-ci a été loin d’être concluante. Il a tenté de lui faire reconnaître sa souris de bureau, une bouteille d’eau, une paire de lunettes et une tasse de thé. Le logiciel a respectivement répondu qu’il avait détecté un canapé, des robes, des chaussures et un sac à main…Han han.

Pour s’avérer vraiment utile, il faudra que les applications du genre puissent sans trop de difficultés savoir dans quelle réalité elles sont « plongées ». Sinon, comment pourront-elles nous renseigner efficacement ? Et ce n’est que la première étape. Il faut encore que les capteurs intégrés soit assez précis pour nous renvoyer une information valable et donc exploitable. Pour aller encore plus loin, il faudrait aussi que les appareils et les applications RA puissent produire plus que des images comme informations…

Réalité virtuelle, réalité augmentée: Le « Meta Cookie », dispositif de réalité augmentée qui permet de modifier l'apparence et l'odeur d'un cookie...

Vous pensiez que la réalité augmentée s’arrêtait au sens de la vue ? Et bien non. Le concept peut aussi s’appliquer aux autres capacités sensorielles. Reste encore à développer les capteurs/diffuseurs idoines permettant d’obtenir les résultats voulus…

La réalité augmentée a encore des problèmes de perception visuelle

Et c’est plutôt normal. Posez-vous la question une seconde. Si l’on s’arrête aux informations obtenues visuellement, Il ne nous faut pas moins de deux yeux pour arriver à avoir une notion de profondeur ( perception tridimensionnelle ) de la réalité autour de nous. Cette notion, les appareils de réalité augmentée ne l’ont pas, puisqu’ils ne disposent ( pour le moment ) que d’un seul capteur visuel. Ils sont donc borgnes. On comprend mieux pourquoi la reconnaissance d’objets peut s’avérer difficile pour les applications RA dans certains cas.

Cependant, le problème ne s’avère, à priori, pas si difficile à régler que ça. Prenons le cas du « Kinect » de Microsoft. La notion de profondeur n’est pas gérée par un second capteur visuel, mais par un capteur infrarouge. Une solution qui recommence à poser problème lorsqu’on se retrouve en plein jour ou dans des endroits bien éclairés… « Et si on faisait comme les chauves-souris, en envoyant des ondes sonores ? » me diriez-vous ? Possible… Mais non seulement on créerait de la pollution du même genre, mais il faudrait aussi compter avec les interférences

Réalité virtuelle, réalité augmentée: Une application de réalité augmentée.

La perception des objets n’est que le début du problème pour la réalité augmentée. Il reste encore celui des images renvoyées par celle-ci et surtout celui de la détection de mouvements ( est-ce la caméra qui bouge ? Ou l’objet qui effectue le déplacement ? )

La réalité augmentée dérange pour les problèmes liés à la vie privée

Ne me dites pas que vous ne vous souvenez pas du Google Glass. Non ? Mais si, mais si, ces lunettes à réalité augmentée développées par Google et qui étaient supposées révolutionner la vie des gens de tous les jours ? Le concept s’est effondré, se retrouvant interdit un peu partout pour des problèmes concernant la sécurité et la vie privée. Les lunettes étaient en effet dotées de capacités d’enregistrement qui étaient loin de plaire à tout le monde, surtout qu’il pouvait être difficile de savoir quand la personne qui les mettait les déclenchait

Et oui, si l’analyse de l’environnement que permet la réalité augmentée peut s’avérer très utile dans les domaines industriels, c’est une toute autre affaire pour ceux touchant à la vie privée. Espionnage industriel, analyse potentielle de systèmes de sécurité, prise de photos ( ou vidéos ) ultra-confidentielles ( ou ultra-privées, si vous voyez ce que je veux dire ;-p ), certains appareils RA miniaturisés tels que le « Glass » seraient de parfaits outils pour le James Bond moderne. La solution ? Elle tient en partie du côté de l’éthique humaine, des lois promulguées et de l’éducation concernant ces appareils…

Réalité virtuelle, réalité augmentée: Démonstration des capacités de l'hololens de Microsoft.

En fait, une solution pour le problème d’atteinte à la vie privée et à la sécurité serait de faire comme Microsoft et son futur dispositif RA, l’ « Hololens »: rendre l’objet trop « voyant » pour être porté en public et se concentrer principalement sur les entreprises.

Pour conclure

Réalité virtuelle, réalité augmentée. Si ces deux concepts peuvent parfois s’avérer proches au point de se confondre, ils sont loin de s’inscrire de la même façon dans l’avenir.

La réalité virtuelle n’est encore qu’à ses ( tous ) premiers balbutiements. On a le casque, c’est déjà une chose. Mais un monde, aussi virtuel qu’il soit, est composé de bien plus que des images, tridimensionnelles ou non. Odeurs, sensations dues au toucher et au déplacement…La réalité virtuelle est encore bien loin de pouvoir reproduire tout ces éléments de façon cohérente. Pour les industriels, elle prend tout son sens pour tester des concepts, mais chez les particuliers, elle risque de mettre du temps à se démocratiser, restant principalement cantonnée au domaine vidéo-ludique.

La réalité augmentée, en plus d’être un peu plus vieille que sa cousine, offre, beaucoup plus de perspectives, surtout si les problèmes qu’elle génère sont vite réglés. Pour elle aussi, il manque encore l’utilisation des autres sens, mais le fait de pouvoir s’avérer utile dans d’autres champs d’activités que celui du jeu-vidéo est un atout indéniable, tout comme le fait de pouvoir devenir bien plus facilement une expérience de groupe; deux éléments qui faciliteront sans conteste sa démocratisation, que ce soit en entreprise ou chez les particuliers.

Les deux technologies n’en sont cependant qu’à la lisière de leur véritables possibilités. À quand des cours de tennis avec toutes les sensations ressenties sans être véritablement sur un court en RV ? À quand la reproduction de scène de crimes ou de faits enregistrés grâce à la RA, à la Batman Arkham Origins ?

Sources/Références:

Vous aimez ? Partagez !