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« The Predator » cherche tellement à en faire qu’il finit par rentrer ( sans le vouloir ? ) dans la parodie… Continuer la lecture »

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Difficile de dire non à Venom, qui dégage un charisme pour lequel il n’y a presque pas d’antidote… Continuer la lecture »

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Black Panther dépeint la culture africaine de manière très tendancieuse, mais réussit à rester une bonne production Marvel. Continuer la lecture »

The Predator

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"The Predator" cherche tellement à en faire qu'il finit par rentrer ( sans le vouloir ? ) dans la parodie...
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Quand le chasseur prend la place de la proie

Le « Predator », le chasseur le plus redoutable de l’univers, est de retour sur terre. Et ce sont les hommes de Quinn McKenna qui vont avoir la malchance de croiser son chemin macabre. Quinn s’en sort, avec en bonus des artefacts extraterrestres en poche.

Il va bientôt apprendre que ce qu’il détient est non seulement convoité par le gouvernement américain mais aussi non pas par un seul, mais deux Predators. Problème de taille: le second s’est dopé à l’ADN des créatures les plus redoutables de l’univers…( *sigh* ).

Stop. J’ai dit. Je vous vois venir avec vos gros sabots. Mal taillés de surcroit. « Mais…Mais… « Predator » et « Predator 2 » n’avaient pas des scénarios grandioses non plus quand on y réfléchit bien ». Si nous sommes d’accord sur ce point, les deux premiers opus ne tentaient pas de nous introduire à coup de pelle dans les dents des éléments scénaristiques grandiloquents et inutiles.

« The Predator » le fait ici sauvagement, très surement dans l’espoir d’impressionner les nouveaux venus et de faire croire que la saga « évolue ». Mais demandait-on vraiment que les choses évoluent ? Si la réponse est un grand « peut-être »,  je pense que ce n’est très surement pas dans le sens voulu par le film. Bref, le scénario s’avère ennuyeux, en plus d’enlever des perspectives à l’univers de la franchise…

Rory McKenna, un personnage secondaire dont on ne voulait pas.

« The Predator » introduit deux « macguffin »: un pour les humains et un pour les Predators. Celui pour les Predators se révèle tellement ridicule que vous vous demanderez quel genre de cannabis les scénaristes ont fumé.

Vous voyez les enfants, pourquoi il faut toujours prendre sa ration de légumes ???

On nous refait ici le coup de "Predators", nous ramenant l'idée qu'il y aurait deux races de la même espèce chez les Yautja. Intéressante dans le précédent opus, elle ne l'est plus ici, en plus d'être définitivement mal exploitée.

Des protagonistes qui donnent envie que la chasse se tire…

…Ou de tirer la chasse, c’est selon votre bon vouloir. Pas un seul. Pas un seul des personnages de « The Predator » n’arrive à avoir une once d’aura. Commençons par les « gentils ». Entre la scientifique Rambo jouée par une Olivia Munn fade dans son rôle grotesque, le soldat sniper faussement « badass » sous les traits d’un Boyd Holbrook doté d’un charisme aussi plat qu’une table de repassage et le gamin autiste qui donne envie d’organiser une fiesta spéciale baffes, on ne sait plus trop à qui il faudrait filer la palme de l’ennui et de l’énervement contenu…

Bon. Les méchants vont rattraper ça, hein…HEIN ??? Et bien non. Du côté des humains, Sterling K. Brown passe gentiment à côté de son rôle de l’agent fédéral « qui en sait plus qu’il n’en dit » et fait à peine vaciller le pouls d’antipathie. Et les Predators ? Quoi ? Vous espérez encore ? Leur aura légendaire de chasseurs redoutables et furtifs aux tendances gores parfaitement avouées prend un sacré coup ici, et ils deviennent des tueurs horriblement communs qui se mettent à courir bêtement dans la ruelle du coin. Bref, le désastre est à peine contenu, et les dégâts, eux, sont bien visibles…

Je suis une sociopathe. C'est pourquoi je n'ai pas peur d'extraterrestres tueurs et surarmés. * Sigh *.

Olivia Munn dispose d'un rôle à la personnalité aussi ridicule qu’invraisemblable. En moins d'une vingtaine de minutes, elle se transforme en soldat aguerrie et courageuse, le tout avec ZÉRO entrainement. What ???

La nouvelle équipe d'humains du film ou la définition même de l'ennui.

Comme dans les précédents opus, on a droit à une bande de joyeux lurons d'origine militaire et/ou policière. Contrairement aux précédents opus, leur charisme avoisine celui d'un chewing-gum collé au revers d'une table...

Une ambiance qui prête à tort…

Et qu’est ce qu’elle nous prête à tort exactement ? De l’espoir. Cet espoir de ressentir ce sentiment terrifiant d’être chassé par une force inconnue qu’on ne voit quasiment jamais arriver ou…trop tard. L’espoir que l’horreur saura se mélanger intelligemment avec intrigue et science-fiction….un espoir qu’on nous prête pendant la première demi-heure du film, pour nous l’arracher tout le restant et nous le faire payer largement au delà du prix du ticket de cinéma…

Si Shane Black et son équipe arrivent très difficilement à faire monter le moindre suspense, au moins au niveau du second opus ( qui était, il faut le dire, magistral sur ce point ), ils tentent tant bien que mal de nous faire rire avec un humour qui se veut parfois osé. Malheureusement, celui-ci ne décolle malheureusement jamais vraiment, faisant quasiment passer le long-métrage pour une parodie. Et avec les Predators qui ont grandement perdu en charisme,  l’ennui s’installe très vite au point où l’on en vient à prier que le film se finisse au plus vite…

Le Predator, en train de consulter son horoscope du jour.

Si vous vous attendiez à en savoir plus sur la civilisation des Predators, vous pouvez repasser. Le film donne même étrangement l'envie d'en savoir moins, tellement certains éléments se voient vulgairement banalisés...

On s'en doutait, le Predator n'aime pas l'école.

L'aspect suffocant du jeu du chat et de la souris entre humains et Predators, constant dans les autres opus, est ici soit absent, soit si déséquilibré qu'il ne comporte plus le moindre intérêt. Un gâchis difficilement pardonnable.

Mon Predator, le gore subtil, tu adores. MAIS PAS ICI.

Posons nous la question. Qu’est ce qui faisait la force visuelle des précédents opus ? Et bien ? La façon subtile dont on nous laissait imaginer comment le Predator trucidait certaines de ses victimes ! Finalement, ce qui rendait les choses intéressantes venait de ce qu’on ne nous montrait pas, justement, laissant notre imaginaire nager dans l’horreur de ce que devait subir le malchanceux élu ( exemple: la scène pendant laquelle City Hunter affronte le chef de gang jamaïcain dans le second opus ).

Cette subtilité ici n’est plus. Quasiment tout est montré, et on espère que cela va très surement impressionner le spectateur du dimanche. Oui, amateurs de gore, vous pourrez certes vous rincer l’œil un moment, quand certaines scènes auront la gentillesse de ne pas frôler la parodie du sang au ketchup, tellement les giclées et/ou les mouvements sont terriblement exagérés….*Sigh*. Pour le reste, le Super Predator sent trop les images de synthèses, et les scènes d’actions se finissent pour la plupart de manière convenue…

Des toutous avec des Dreadlocks. Mais que d'inspiration !!!

Vous pensiez que les chiens Predators allaient amuser un peu la galerie ? Et bien non. Leur temps à l'écran est non seulement court ( heureusement ), mais aussi ridicule et bâclé. * Sigh *.

« Quand je dis à table, c'est à table ! »

Et on ne pourra pas non plus compter sur l'arsenal du Predator pour sortir de la monotonie, les concepteurs visuels ayant été paresseux, nous ramenant principalement celui des précédents opus...

La partie de chasse sonore aurait pu faire mouche…

Alléluia. C’est très certainement le premier mot que vous prononcerez lorsque vous entendrez les premières notes si connues du thème Predator. Disparu dans le précédent opus, il fait ici son grand retour, un retour qu’on aimerait TANT féliciter…si celui-ci n’était pas entaché par d’autres compositions sans grande saveur qui ne font que copier avec un rythme plus élevé celles d’Alan Silvestri…et de plus venant tout droit de…de…Henry Jackman ?

Comment ça ? Henry Jackman ? Le même monsieur qui a composé le thème magistral de « X-Men: Première Classe » ? ou celui de « Kingsman: Service Secret » ?  Oui, on ne se trompe pas, c’est bien le même homme. *Sigh *. Encore du talent gâché par « The Predator », qui, décidément, semble tout faire pour n’enchanter ni les yeux, ni les oreilles…

Verdict

En résumé Note
Scénario C'est quoi ce McGuffin débile pour les Predators ? Le reste n'a rien de transcendant. 2/4
Personnages Pas le moindre personnage ne sauve la mise. Même pas les Predators. 2/4
Ambiance Aucun suspense. Aucune tension. Un humour qui frôle la parodie. * Sigh *. 2/4
Visuel C'est du sang ou du ketchup ? Sinon rien à se mettre sous la dent visuellement. 2.5/4
Son Le thème de la saga revient, pour se retrouver noyé dans des compositions insipides. 2.5/4

Irritant. "The Predator" contient des idées intéressantes tuées à coup d'ambiance insipide, de rythme haché et de personnages sans aucun charisme. Shane Black rate la mise mais une suite bien fichue pourrait, s'il n'est pas trop tard, sauver les meubles....

11/20
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