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Venom

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Difficile de dire non à Venom, qui dégage un charisme pour lequel il n'y a presque pas d'antidote...
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Venom , le symbiote. mon pote ?

Eddie Brock a presque tout perdu: De son émission télévisée, Le « Eddie Brock show », en passant par son superbe appartement et pour finir, Anne, la femme qu’il comptait épouser. La cause ? Une interview qui a mal tourné avec Carlton Drake, le patron très influent du conglomérat pharmaceutique « Life Foundation ».

Sa carrière ruinée, Brock se retrouve au bord de l’âbime. N’ayant plus rien à perdre, il décide de s’introduire clandestinement à l’intérieur des locaux de « Life Foundation ». Ce qu’il va y découvrir va drastiquement changer sa vie, pour lui faire prendre une tournure irrémédiablement…plus…venimeuse.

Vous cherchez un scénario qui va vous retourner la cervelle comme un crêpe ? Et bien, ce n’est pas du côté de Venom qu’il faudra lorgner. L’histoire reste dans le registre simple et classique, ce qui ne la rend pas forcément inintéressante, surtout pour les fans du comics ( comme moi ^_^ ).

Ceux-ci vont en effet redécouvrir un Venom sans son antagoniste le plus populaire, j’ai désigné Spider-Man, dont l’absence n’est pas vraiment un problème. En fait, Elle aurait pu s’avérer même être bénéfique ici, Venom pouvant alors se permettre plus de libertés dans le développement de son récit…Et pourtant, Sony se contraint à ne pas prendre le moindre risque sur ce plan…

Certaines choses sont restées, comme l'origine extraterrestre des symbiotes.

Cela ne plaira pas à certains, mais Venom perd absolument toute référence avec Spider-Man, du côté de Brock, comme du côté du symbiote. Il y a peu de chances que cette version de Venom fasse un jour partie du MCU...

Mêmes les ambitions du méchant restent un peu trop classiques.

Pas la moindre prise de risques ou la moindre sous-intrigue malgré cette liberté octroyée par l'absence du tisseur. Et ce n'est surement pas pour mieux respecter le matériel originel. Heureusement que le film se rattrape ailleurs...

Venom, mon compagnon contre Riot, ce grand bigot.

Commençons par le méchant principal , du moins devrais-je dire, les méchants principaux. Si Carlton Drake, interprété par Riz Ahmed, n’est pas mauvais et arrive parfois à faire froid dans le dos , il n’a malheureusement pas assez de panache et de profondeur pour figurer dans le tableau prestigieux des vilains iconiques. Il s’avère aussi dommage aussi que son alter égo symbiote, Riot, se contente juste d’être une brute épaisse.

Venons en à Venom. A la fois truculent, facétieux, cynique et même parfois poète, le symbiote est un véritable régal de personnalité qu’on ne se lasse pas d’apprécier. Certaines de ses répliques sont même très surement déjà cultes ! Quant à Tom Hardy, son interprétation d’Eddie Brock – mec paumé, incertain quoique pavé de bonnes intentions – est à la fois atypique et vraiment dans le ton.  Sans équivoque, le duo Brock/Venom crève l’écran !

Brock a bien plus de points communs avec Venom qu'il ne l'imagine...

Venom et Brock sont aussi intéressants à découvrir l'un comme l'autre et encore plus l'un avec l'autre. Leur relation symbiotique est divertissante autant sur la ( les ) forme( s ) que sur le fond. On en redemande !

Encore une qu'on aurait sucré, personne n'aurait presque rien vu...

Michelle Williams, qui interprète Anne, est plutôt fade et fait pâle figure face à Tom Hardy, qui transcende son rôle. Sa présence ne semble vraiment être justifiée que pour un moment particulier dans le film...

Pas d’antidote contre la ( trop ? ) grande simplicité de Venom.

Entre les tribulations d’Eddie Brock, les expériences douteuses de la « Life Foundation » et les symbiotes extraterrestres, Venom nous sert un cocktail d’ambiances varié. L’atmosphère se situe à la fois entre mélodrame, science-fiction et action « anti-héroique », éléments auxquels vient se gréffer un humour plutôt bien géré. Une variété qui pourrait être un avantage, cependant il reste difficile de « plonger » dans l’univers du long-métrage…

Ce n’est pas vraiment que ce cocktail soit mal dosé, c’est plutôt que toutes ces ambiances diluées restent pour la plupart en surface, n’arrivant pas à intriguer et surtout, à « accrocher » suffisamment. En effet, aucune d’entre elles ne contient d’éléments réellement marquants,  se contentant finalement d’être des ébauches simples et/ou classiques, tout comme le scénario d’ailleurs…

Venom nous laisse un peu trop à la porte de ses possibilités...

Le côté S-F de Venom déçoit quand même un peu autant au niveau des expériences de La Life Foundation, superficielles, que des capacités des symbiotes et de leur origine peu détaillée. On reste définitivement sur sa faim...

Et non, la seconde voix dans ta tête n'est pas une voix schizophrène, Brock...

L'ambiance mélodrame reste quand même sympa, non seulement de par l'interprétation atypique de Tom Hardy mais aussi de par l'évolution progressive de la situation de Brock avec l'arrivée du symbiote dans sa vie.

Ces teintes de gris qui vous rendent encore plus…Noir…

Cela ne passera inaperçu pour personne: les couleurs du film sont étrangement ternes et tendent drastiquement vers des teintes grisâtres. Si ce ne sera pas du goût de tout le monde, il est clair que l’effet est voulu, surement pour accentuer le pendant anti-héros du personnage et le côté principalement « nocturne » de son univers.

Pour les scènes d’action, elles constituent principalement la seconde partie du film et sont très bien rythmées, même si elle n’offrent aucun élément vraiment « wow, on s’en prend plein les mirettes ». Quant aux symbiotes, que ce soit du côté « méchant » comme « gentil », ils sont vraiment réussis visuellement,  et surtout Vénom, dont le sourire à la fois carnivore et enjoué restera très surement dans les mémoires…

Venom à sa manière à lui de respecter le code de la route...

Élément appréciable: On n'aura l'occasion de voir le duo Brock/Venom sous plusieurs formes de symbiose différentes et on aura même droit à une surprise visuelle lors du combat final.

Et vous avez encore des doutes sur les habitudes alimentaires de Venom ?

Les chargés des effets spéciaux n'ont pas raté leur coup: que ce soit du côté des textures à la fois solides et visqueuses des symbiotes à leur transformation et leurs animations, le tout a été soigné aux petits oignons.

Pas assez vénimeuse, mais avec un certain mordant de temps en temps.

S’il y a un aspect particulièrement réussi question sonore dans Vénom, ce sont bien les bruits « liquides visqueux » que génèrent la transformation d’Eddie Brock en Venom. S’il ne réussissent pas à vous filer quelques frissons, c’est que vous frôlez la surdité ! Second élément que l’on ne peut rater, c’est la voix ténébreusement grave et sinistre du Symbiote, qui donnerait des sueurs froides à un volcan ( du moins en VO,  langue dans laquelle je vous conseille de regarder le film ).

Quant à la bande originale, on regrette qu’elle soit en dents de Ven….euh…en dents de scie. Pendant certaines scènes iconiques du film, elle se révèle mémorable ( comme par exemple « Eyes, lungs, pancreas » que vous pouvez écouter ci-dessous ) et pendant tout le reste, on a l’impression que le compositeur ( ici Ludwig Göransson ) n’arrive pas à donner le meilleur de lui-même...Dommage, car avec un peu plus d’efforts, Venom aurait disposé de plus de compositions orchestrales marquantes….

Verdict

En résumé Note
Scénario Venom ne sort pas des sentiers battus et se contente de rester classique. Dommage. 2.5/4
Personnages Le duo Venom/Broke crève l'écran ! Le méchant est sympa, sans plus. 3/4
Ambiance Une ambiance multidimensionnelle pour un résultat mitigé...Hardy sauve la mise. 3/4
Visuel Un peu trop de teintes grisâtres et obscures. Les effets spéciaux sont top. 3/4
Son Brrrr, ces bruits liquides ! Les compositions sonores auraient pu être bien meilleures. 3/4

Sony joue la carte du clacissime et de la simplicité avec Venom, voulant surement s'assurer que les fans apprécient le nouvel Eddie Brock. Mission accomplie ! Cependant, la suite devra faire bien plus pour garder cette nouvelle sympathie accordée au personnage principal.

14.5/20
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